 |
 |
 |
|
BASELITZ. 30 ANS DE SCULPTURE
Staatliche Kunsthalle Baden-Baden
|
|
|
21.11.2009 14.03.2010
|
|
 |
|
|
    
|
à gauche: Tête bleue, 1983, Kunsthalle Bielefeld
centre: Hollande sentimentale, 1996, Sammlung Ströher, Darmstadt
à droite: Peuple truc zéro, 2009, Collection privée
|
 |
|
|
|
Georg Baselitz transgresse continuellement dans son oeuvre les catégories préétablies et la régularité. Les multiples sens à donner à son oeuvre, tout comme les allusions biographiques et les références à l'histoire contemporaine et à l'histoire de l'art, la distance ironique et l'intérêt pour l'expérimentation montrent bien à quel point il repense et réinvente continuellement sa peinture.
Dans la sculpture, à laquelle Baselitz se consacre pour la première fois en 1979, il lutte comme dans ses peintures contre l'harmonie et la symétrie.
La Staatliche Kunsthalle Baden-Baden présente l'oeuvre sculptée de l'artiste, depuis la première oeuvre « Modèle pour une sculpture » (1979/80) jusqu'aux sculptures les plus récentes comme « Peuple truc zéro » (2009) qui sera pour la première fois exposée, à Baden-Baden. Dans les neufs salles verrières, les sculptures en bois de neufs phases de travail importantes seront montrées. Celles-ci entreront ponctuellement en dialogue avec des peintures qui traitent du même sujet que les sculptures. On pourra ainsi voir que si le peintre Baselitz s'approprie à grands coups de brosse la plus grande liberté possible, le sculpteur, lui, travaille le bois à la tronçonneuse, à la hache et au burin. L'action brute crée des lignes, entailles et incisions abruptes dans les sculptures. Leur figuration particulière dépend de cet acte brut qui donne leur apparence caractéristique aux sculptures. La sculpture est, d'après l'artiste, le chemin le plus court pour traiter d'un même problème, car la sculpture est plus primitive, plus brute et radicale que la peinture. La force d'expression de l'image est dans la sculpture moins codée, donc lisible de façon bien plus directe.
Baselitz traite dans ses sculptures du sujet de la figure humaine de façon privilégiée. Parallèlement à des figures sur-dimensionnées en pieds, il forme surtout des jambes, têtes et torses. Il ne s'agit d'abord pas pour lui d'une personne concrète mais plutôt de la représentation d'un personnage comme support de ses idées artistiques. Baselitz travaille le bois d'érable, de tilleul, de hêtre et de cèdre avec agression. À l'encontre de toute forme d'élégance d'un savoir-faire artistique ou artisanal, les sculptures sont sciées, taillées et percées et ressemblent à des « figures écorchées ».
À l'occasion de l'exposition paraît un catalogue de l'oeuvre sculptée de Georg Baselitz et une estampe originale de Georg Baselitz.
|
|
 |
|
|
|
Haut de page
|
|
|
Home <> Impressum <> Sitemap
|
|
 |
|
|
|