La psyché comme lieu du politique

16.03.–16.06.2019
Ein Ausstellungssaal mit skurrilen Kunstwerken und abstrakten Installationen.
Ein Theaterraum mit surrealen Kunstinstallationen und einer antiken Lampe.
Ein Kunstwerk auf einem Sockel in einem Museum mit Graffiti behängten Hosen.
Ein heller Kunstinstallationsraum mit großen Leinwänden und weichen Sitzelementen.
Ein Buchcover mit abgerissenem Ticket und einer stilisierten Uhr.
Eingeschränkter Kunstraum mit zwei Exponaten und gezielter Beleuchtung.
Eine realistische Skulptur eines Kopfes, der auf einer weißen Unterlage liegt.
Ein Wohnzimmer mit Fernseher und einer bequemen Couch.
Eine dunkle Galerie zeigt fünf Bilder von Menschen unterschiedlichen Alters.
Moderner Raum mit farbverkleideten Wänden und indirekter Beleuchtung.
Von oben betrachtet: Menschen auf einem Glasboden mit farbigen Plastikstühlen ringsum.
Ein modernes Atrium mit Menschen, die durch die Glaskonstruktion hindurch beobachtet werden.
Ein hoher Raum mit schwebenden Kunstwerken und großen schwarzen Türen.
Ein leerer weißer Raum mit bunten Objekten an der Decke und einer dunklen Wand.
Ein Kunstausstellungsraum mit mehreren Bildschirmen und Partitionen.
Verwitterte Stoffstücke hängen in einer Galerie aufgehängt.
Große, alte Stoffvorhänge in einem hellen Raum aufgehängt.
Ein vergilbter, Wellblech-artiger Vorhang hängt im Raum und reflektiert Licht.
Ein ausgehängtes,קלsozial bemaltes Kleidungsset in einem Ausstellungssaal.
Ein großes Kunststofftuch hängt von der Decke in einem hellen Raum.
Eulenbohrung in der Rinde eines Baumes sichtbar.
Moderne Kunstwerke in Schwarz-Weiß-Harmonie hängen an hellblauen Galeriewänden.
Ein modernes Kunstwerk hängt in einem Museum mit blau gestrichenen Wänden.
Ein Ausstellungsraum mit einem großen Bildschirm aus vielen kleinen Photos.
Ein Ausstellungsraum mit Fotografien an einer schwarzen Wand und einem länglichen Tisch darunter.

Artistes

  • Kader Attia
  • Ludwig Berthold
  • Else Blankenhorn
  • Heidi Bucher
  • Omer Fast
  • Dan Finsel
  • Samara Golden
  • Minna Köchler
  • Liz Magic Laser
  • Jim Shaw
  • Wang Tuo
  • Jorinde Voigt
  • Wilhelm Werner
  • Hyacinth Freiherr von Wieser
  • Chen Zhe

Commissaires

  • Johan Holten
  • Luisa Heese

Assistance curatoriale

  • Benedikt Seerieder

Publication

Le catalogue accompagnant l’exposition est paru en 2019 chez Hatje Cantz.

Soutenu par

Financé par

À un degré inédit, les processus sociaux et politiques influencent aujourd’hui les sphères les plus intimes de l’être humain. De nouvelles structures de communication diffusent en permanence et instantanément informations et images dans nos mondes intérieurs. Ainsi – et c’est là la thèse de l’exposition – la psyché devient de plus en plus un lieu du politique.

Dans un monde globalisé, ce phénomène ne se limite pas à l’hémisphère occidental : il est universel. Pourtant, même si le monde se rapproche, les paysages intérieurs, les images mentales et les réactions au monde extérieur restent marqués par des cultures et des sociétés spécifiques.

L’exposition de la Staatliche Kunsthalle Baden-Baden explore précisément ces influences et interroge la manière dont ces expériences, si différentes à travers le monde, peuvent être rendues visibles par l’art. Elle présente dix positions artistiques internationales qui s’intéressent à la perception intérieure et à sa transformation en extérieur. À travers leurs expériences de vie variées – aux États-Unis (côte Ouest), en Chine, en Europe ou en Afrique du Nord –, ces artistes témoignent à la fois d’un intérêt global pour le sujet et d’horizons d’expérience très divers.

Un exemple en est l’œuvre « Les Oxymores de la raison » du plasticien franco-algérien Kader Attia (né en 1970), qui porte un regard sur les intériorités collectives. Par des entretiens menés avec des thérapeutes européens et africains, des historiens, des imams, des prêtres, des psychologues et des ethnologues, Attia met en lumière la psyché comme un savoir appris et façonné culturellement. L’artiste conteste ainsi l’idée d’une structure mentale universelle présente dans toutes les cultures et déconstruit la psychanalyse freudienne comme une construction occidentale.

La psyché comme lieu du politique rassemble des œuvres de : Kader Attia, Heidi Bucher, Omer Fast, Dan Finsel, Samara Golden, Liz Magic Laser, Jim Shaw, Wang Tuo, Jorinde Voigt, Chen Zhe.

Avec des œuvres de la Collection Prinzhorn, dont celles de : Ludwig Berthold, Else Blankenhorn, Minna Köchler, Wilhelm Werner, Hyacinth Freiherr von Wieser.

La psyché comme lieu du politique s’inscrit dans la série d’expositions comme Besoins d’images. L’art a-t-il besoin de la société ? (2012) ou Le pouvoir des impuissants (2013), qui abordent la signification multidimensionnelle de l’art dans le contexte d’un discours sociétal globalisé au XXIe siècle.